ANNEXE 1

  

La Triade Capital - Travail - Ecosensus

  

_____
 

Le conflit entre le Capital (K) et le Travail (L) est basé sur des conceptions opposées de la répartition de la plus-value produite par l'activité de l'entreprise sans considérer la valeur de la rente réelle de la nature, les matières premières et énergie étant des biens libres intégrant seulement les coûts de production. 

  

La plus value créée est cependant revendiquée par les deux classes pour être additionnée à leur position respective; au temps "t". 
 

Le premier choc du prix du pétrole valorise, pour raison politique et économique, un bien de la nature et représente une tentative de récupération d'une partie de la plus-value produite par le pays exportateur. 
  
Les pays producteurs de pétrole, en augmentant le prix du pétrole ont tenté de s’approprier une partie de la plus value créée par l’activité basée sur le pétrole. La lutte à trois commence dans le déplacement ab. 
 
Les pétrodollars, rente de la nature appropriée par les exportateurs de pétrole, ont provoqué dans un premier temps une récession et un chômage sur les bases du Capital "K" et Travail "L". 

L'industrie prend alors conscience de la participation de l'Energie et des substitutions entre Energie et Capital et Energie et Travail. 
 
 

 

Les fonctions de production, les modèles de demande, les travaux faits sur les élasticités de substitution entre Capital (K), Travail (L), Energie (E) et matières premières non énergétiques (M) après la seconde guerre mondiale ont convergé vers des formules utilisant des fonctions Cobb-Douglas, Translog, CES et tentent de valoriser la production économique en fonction des facteurs: coût du Capital, emploi et consommation de combustibles. Le schéma représentatif est le triangle avec, à un instant "t", la valeur du Produit "P" caractérisé par un PIB accumulé sur le côté (K), un état social-salaire sur le côté (L) et un niveau de "consommation" de la nature sur le côté (E). Une progression du point "P" provoquera sur les trois côtés des effets différents. Le schéma n’est qu’une représentation imagée pour montrer que les trois facteurs sont liés comme dans les formulations mathématiques des créateurs de modèles. 

  Mais l'Energie n'est qu'une partie de la participation de la nature et un système social (S) en développement se caractérise par la triade K.L.E. à l'époque (t). 
  
Le point figuratif "P" représente beaucoup plus que le produit accumulé d’une société, mais la société elle même et les trois côtés plus que le Capital (investissements) le Travail et l’Energie. 

La triade complète comporte sur le côté (K), l’accumulation du PIB mais aussi la technologie, les sciences, le savoir, la culture, l’histoire, les coutumes, etc... tout en relation avec la mémoire. Sur le côté (L) non seulement l’activité sociale, mais tout caractère en relation avec la société, la famille, la spiritualité, l’activité de l’homme "moteur et pensant". Le côté (E) est l’Ecosensus, l’état de la nature avec ses matières en évolution, en transformation, en vie suivant les lois absolues que l’homme découvre petit à petit. 

Chaque côté est complexe, puisque des substitutions secondaires se produisent en permanence. 
  
L’important cependant est de percevoir que l’équilibre d’une société "S" résulte de trois états à un instant "t" et que l’on ne peut pas provoquer une mutation, une révolution, un développement sans conduire les changements des trois états simultanément. 

La "petite"politique se réduit à suivre une stratégie économique, ou sociale, ou socio libérale. 

La politique vraie est l’art de contrôler le changement des trois états. 

Pour maintenir son équilibre, un système (pays) peut vouloir concerver des positions en s’appropriant les valeurs d’un autre système: 
  

- exportation de capital, technologie, savoir-faire; 

- importation de produits à base de bas salaire; 

- importation de biens naturels, énergie et matières premières, à prix réduits. 

- tourisme pour bénéficier d’autres panoramas; 

- guerres pour annexer des réserves naturelles. 

  

L'erreur des dialectiques capitaliste et socialiste est ne pas considérer l'interférence de l'Ecosensus et de rechercher une solution pour la répartition de la rente sans avoir conscience que la somme des plus-values d'un système est globalement constante si n’interviennent pas des modifications des règles de vie, des technologies utilisés et du mode d’appropriation des biens de la nature. 
 

Aussi chaque stratégie a des caractères marqués en accumulation capitaliste, valorisation du travail et utilisation de la nature. 

  

- Capitalisme sauvage (a) 

- Capitalisme participatif (b) 

- Socialisme (c) 

- Ecologisme (d) 

  
Sans prendre en compte les valeurs de l'environnement l’accumulation capitaliste de n’importe quel système s'oppose aux besoins du Monde du Travail et ne peut évoluer qu’au détriment des pays neutres producteurs de biens naturels. 

Pour un développement durable, ou une faible dégradation additionnelle de l'environnement, il ne peut y avoir accumulation capitaliste sans perte sociale, ni gain de la société sans perte capitaliste. 

Une modification du mode de vie, ou de l'utilisation de la nature, comme la production d'énergie nucléaire, par exemple, aurait pu représenter une opportunité de réduire l'appropriation des biens naturels, mais les problèmes de sécurité et surtout des déchets nucléaires, à cause des coûts induits, ont rendu cette source énergétique non compétitive. 

La stratégie Capitaliste est de tenter d’accumuler un capital privé et des structures communes mais elle ne peut être développée sans entraîner une perte du niveau social, ou une dégradation de la nature d’autant plus importante si l’on veut préserver la rémunération du Travail (emploi). 

 

La stratégie Socialiste est également une tentative d’accroître les acquis sociaux et en même temps l’accumulation du capital commun. Elle ne peut être appliquée qu’au détriment de l’accumulation du capital particulier et de la nature. 

Les deux dialectiques en opposition de stratégies, bien que complices, ont été obligées de diviser le monde, mais à cause de la limitation naturelle de la Terre, force a été d’admettre le troisème côté; l’Ecosensus. 

La conscientisation actuelle permettra d’évaluer les relations entre les trois côtés et de développer des modèles ou l’intelligence compensera les blocages sociaux, la science compensera les limitations économiques et le soleil remplacera les énergies fossiles dans le prochain millénaire. 

Il ne nous reste que trois défis: la communication du savoir, l’équilibre démographique, la gestion de la terre. 

C’est pourquoi la dialectique du Développement Partagé est la seule forme de soutien du développement des pays attardés mais encore faudra-t-il que les possédants de capital accumulé acceptent de communiquer leur savoir et prennent en charge leur dette envers la nature. 

  
 
 
 
 

  BIBLIOGRAPHIA